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Nouvelles 2 décembre 2022

Portrait de la main-d’oeuvre expérimentée dans la région des Laurentides

CIBLE-EMPLOI

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Sondage réalisé auprès de 607 travailleurs expérimentés des Laurentides

 Saint-Jérôme, le 29 novembre 2022. – 607 résidents des Laurentides, âgés entre 50 et 75 ans, ont été sondés dans le but de mieux comprendre leurs motivations à se maintenir en emploi ou à réintégrer le marché du travail suite à une retraite.

Ce projet, financé par le ministère du travail, de l’emploi et de la solidarité sociale, a été mis en œuvre par trois centres-conseils en emploi de la région : le Centre d’intégration en emploi Laurentides, CIBLE-EMPLOI et Zone Emploi d’Antoine-Labelle. La firme de sondage Léger ainsi que Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration de la TELUQ et spécialiste en gestion des ressources humaines et en socio-économie du travail, ont aussi collaboré au projet.

Trois catégories de personnes ont été sondées via un questionnaire en ligne : les individus en emploi, les gens sans emploi et/ou en recherche d’emploi ainsi que les retraités. Deux groupes de discussion ont aussi été réalisés afin d’approfondir certains aspects identifiés lors des sondages.

Amélie Gaumond, directrice générale des opérations chez CIBLE-EMPLOI, souligne : « Le taux de chômage dans notre région est parmi les plus bas au Québec. Nous voulons faire notre part pour mobiliser tous les bassins de main-d’œuvre disponibles, notamment les personnes qui approchent l’âge de la retraite et ceux qui ne sont plus actifs sur le marché du travail. Pour mettre en place des actions qui auront un réel impact, il faut toutefois connaitre les raisons qui motivent les travailleurs expérimentés à quitter, demeurer ou revenir sur le marché du travail. »

Selon le rapport de Léger, 86 % des retraités estiment qu’il est improbable qu’ils retournent sur le marché du travail. Les principales raisons évoquées étaient les suivantes : l’absence de la nécessité financière, des motifs personnels qui font en sorte que le travail n’est plus une priorité (ex. : problèmes de santé, petits-enfants, proche aidance, etc.) ainsi que la présence d’une surcharge et de fatigue.

Barbara Fillion, directrice adjointe au Centre d’intégration en emploi Laurentides, ajoute : « Le sondage nous a permis de confirmer qu’il est beaucoup plus difficile de ramener les retraités sur le marché du travail que d’inciter les travailleurs expérimentés à retarder leur départ à la retraite. Il faudra être proactif! »

En effet, 37 % des répondants non retraités considèrent qu’il est probable qu’ils prolongent leur carrière après l’âge prévu de leur retraite. Les pratiques qui pourraient les inciter à prolonger leur vie active sur le marché du travail sont les suivantes : pouvoir travailler certaines périodes de l’année seulement, bénéficier d’une rémunération adaptée à leur expérience, recevoir un incitatif fiscal, avoir un horaire de travail flexible ou encore pouvoir travailler à temps partiel.

David Bolduc, directeur général de Zone Emploi d’Antoine-Labelle, mentionne : « La majorité des travailleurs expérimentés prendront leur retraite et nos actions ne pourront pas influencer leur décision. Toutefois, le sondage nous a permis de réaliser que le quart des retraités auraient été intéressés à prolonger leur carrière si les pratiques de leur employeur avaient été favorables. Nous croyons donc qu’il serait souhaitable de sensibiliser et d’informer les parties prenantes afin d’agir en amont de la retraite. »

Le sondage a d’ailleurs révélé que la majorité des travailleurs expérimentés qui sont toujours actifs sur le marché du travail ne souhaitent pas prolonger leur carrière, et ce, pour diverses raisons : 43 % ont des projets en tête ou désirent être avec leur conjoint retraité; 32 % ne désirent tout simplement plus travailler; 25 % peuvent financièrement se permettre de ne plus travailler; 14 % considèrent que le gain financier ne serait pas assez élevé et 10 % mentionnent que les pratiques de leur employeur ne favorisent pas une pré-retraite.

Fiers de leur partenariat, le Centre d’intégration en emploi Laurentides, CIBLE-EMPLOI et Zone Emploi d’Antoine-Labelle prévoient mettre en œuvre une série d’initiatives qui favoriseront le prolongement de la carrière des travailleurs expérimentés dans une perspective de conciliation travail- retraite.

À PROPOS

CIBLE-EMPLOI, le Centre d’intégration en emploi Laurentides, et Zone Emploi d’Antoine-Labelle sont trois centres-conseils en emploi spécialisés notamment dans l’employabilité des travailleurs d’expérience. Ils sont ancrés respectivement dans les Basses-Laurentides, le Cœur-des-Laurentides et les Hautes-Laurentides.

Personnes-ressources :

Barbara Fillion, directrice adjointe │ Centre d’intégration en emploi Laurentides

( 450 431-0028, poste 233 │ bfillion@cielaurentides.com

 

Amélie Gaumond, directrice générale des opérations │ CIBLE-EMPLOI

( 450 435-5462, poste 250 | agaumond@cible-emploi.qc.ca

 

David Bolduc, directeur général │ Zone Emploi d’Antoine-Labelle

( 819 623.5051, poste 426 | dbolduc@zemploi.com